Jardins Ephrussi de Rothschild

Jardin
Jardin remarquable
Villa et Jardins Ephrussi de Rothschild

06230 Saint Jean Cap Ferrat
Alpes Maritimes
--
Jardin privé
Propriétaire : Académie des Beaux-Arts (gestion Culturespaces)
Architecte :
Telephone : 0493014590
Site internetItinéraire

Jardins Ephrussi de Rothschild

Villa et Jardins Ephrussi de Rothschild

06230
Saint Jean Cap Ferrat
0493014590

» Site internet

Informations pratiques

L’application officielle de la Villa Ephrussi de Rothschild est disponible sur l’AppStore et Google Play ! Profitez d’une visite en très haute définition avec une profondeur de zoom exceptionnelle. 

L’application contient 1h30 de visite commentée grâce à 42 points d’intérêts vous entrainant à la découverte du lieu et de la vie quotidienne à la Belle Epoque, une visite géolocalisée des jardins ainsi qu’un lexique illustré avec la présentation des 58 plantes emblématiques des jardins.

Descriptif

NEUF JARDINS DE RÊVE

La Villa est entourée de neuf magnifiques jardins, reconnus par le label « Jardin remarquable » ; ornés de colonnades, de cascades, de bassins, de parterres fleuris, d’allées ombragées et d’arbres aux essences rares : jardins florentin, espagnol, à la française, exotique, lapidaire, japonais, provençal, roseraie et enfin jardin de Sèvres.

La réalisation des jardins nécessita cinq ans de travaux, de 1907 à 1912. Comme pour la Villa, elle a fait appel à des personnalités de renom comme Harold Peto (dont on trouve trace des plans au musée de la villa). Paysagiste fort prisé en Europe et aux États-Unis, il a bâti sa réputation sur la création de jardins d’inspiration classique. Senteurs et splendeurs des essences, diversité des plantations ravissent le visiteur, étonné et charmé par tant de magie végétale. Pénétrer dans cet Eden, c’est embarquer pour un voyage autour du monde. Une croisière transatlantique.

Le jardin à la française domine tous les autres; par sa taille et par son emplacement. Il se trouve dans le prolongement direct de la Villa. Du bâtiment, la perspective, magnifique, s’impose : en face de la Villa, le temple de l’Amour s’inspire de celui de Trianon et domine la cascade à degrés. La pente de celle-ci a d’ailleurs été spécialement structurée pour donner à l’eau un effet de blancheur, le fameux « châle d’eau » des Orientaux.

Côté jardin, le lieu offre aux amoureux de l’art une vue unique sur le palazzino. L’été, lotus et nénuphars colonisent les grands bassins. Les pelouses, ornées de pots à feux classiques et de grands vases Renaissance italienne, se prélassent dans un agencement parfait. Émerveillement face à une nature épanouie et pourtant si structurée.

En descendant les grandes marches depuis la cours d’honneur, le visiteur atteint le jardin espagnol. Datura, jasmin, chèvrefeuille exhalent leurs parfums entêtants. Aranjuez n’est pas loin… À l’extrémité de ces escaliers, une grotte est cachée derrière les colonnes de marbre rose. Au milieu de la grotte se trouve la fontaine au dauphin. Grâce à elle, le bassin prend toute son importance dans le décor et s’étend au pied de la pergola. Une pause hors du temps, à l’ombre des colonnes.

Au-delà du bassin et de la pergola, le jardin florentin et nouveau changement d’univers. En son centre, un escalier en fer à cheval encadre une grotte rocailleuse. Derrière les philodendrons et les jacinthes d’eau, un éphèbe de marbre détourne le regard du panorama.

En suivant l’allée florentine, bordée de cyprès, le visiteur parvient au jardin lapidaire. Un spectacle étrange intrigue par une accumulation recherchée d’œuvres d’art, de provenances et d’époques diverses. Sous le camphrier, se trouve un rassemblement disparate d’œuvres pour lesquelles la baronne n’a pas trouvé de place à l’intérieur de la villa : arceaux, fontaines, chapiteaux, bas-reliefs du Moyen Âge et de la Renaissance, gargouilles monstrueuses, grotesques en pierre ou encore gnomes siciliens.

Le jardin japonais «Cho-Seki-Tei» – qui signifie « jardin où l’on écoute tranquillement l’agréable bruit des vagues au crépuscule » – plonge le visiteur dans un monde zen. Conçu et réalisé par le professeur Masao Fukuhara, ce jardin japonais présente le traditionnel pavillon en bois, le pont, les lanternes et les vasques qui illustrent plus de mille ans de tradition japonaise. Apaisement assuré. Il a été restauré en mars 2016.

Le jardin exotique est le royaume des cactées et des succulentes. Seuls ou par groupe serrés, ils semblent défier l’azur.

Le bouquet final de ce feu d’artifice est la roseraie. Plusieurs variétés de la fleur fétiche de Béatrice embaument ce lointain bout de jardin. Un coin à part, avec son petit temple hexagonal. Au centre de celui-ci, pour seule habitante, une divinité, allégorie de la source.

À ne pas manquer non plus, le jardin anglo-provençal sur le flan est, ainsi que le jardin de Sèvres qui achève la visite avec le salon de thé.

Historique

AU PAYS DES MERVEILLES

Une rose excentrique Par sa naissance puis par son mariage, Madame Ephrussi devait devenir l’une des plus grandes collectionneuses de son siècle. Fille du baron Alphonse de Rothschild, elle grandit à l’hôtel de Talleyrand et au château de Ferrières où elle s’initie à l’art grâce aux fabuleuses collections de son père, Alphonse de Rothschild. Dès 1863, ce dernier acquit en particulier L’Astronome de Vermeer alors que le peintre n’a pas encore été redécouvert.

En 1883, elle épouse Maurice Ephrussi (« Frousse », comme elle le surnommera). Elle entre alors dans une famille de merchant-bankers (banquiers et exportateurs de blé) originaire d’Odessa, eux-mêmes collectionneurs et amis des Rothschild. Un des cousins de son époux n’est autre que Charles Ephrussi, mécène des impressionnistes.

Pour la construction de la Villa entre 1907 et 1912, elle s’adjoint les talents de tous les experts et marchands, amis de la famille. Un conseil d’excellence efficace, à en juger par les pièces exposées ici. La prospection, à travers le monde commence, jubilatoire et élitiste. Les recherches portent leurs fruits : la baronne fait parvenir par le train de Beaulieu des œuvres qu’elle sélectionne sur le quai de la gare. Petite anecdote : un jour, elle achète les ruines d’une chapelle pour ne garder qu’une fresque !

Au cours de ses pérégrinations, elle affirme, outre sa passion pour l’art, son amour de la nature. Vérone, Florence, Venise entre autres, des jardins exotiques aux déserts, tout la fascine. Et naturellement, elle s’entoure d’œuvres d’art dans sa Villa qui illustre à merveille l’éclectisme de ses goûts.

La baronne séjourne une dizaine d’hivers dans ce palazzino puis la loue ou la met à disposition des différents membres de sa famille. Elle s’éteint en 1934 à l’âge de 70 ans, léguant sa propriété à l’Académie des Beaux-Arts.

La Belle Époque de la Riviera

La Riviera. Un nom évocateur de luxe, de richesse et dont le climat incite à la douceur des mœurs. Un condensé d’élégance sur quelques kilomètres entre ciel et mer. Emplacement idyllique pour les volontés impérieuses de Béatrice. En effet, apprécié pour sa beauté mais aussi pour la proximité de Nice et de MonteCarlo, le Cap Ferrat attire à la Belle Époque l’attention de l’élite internationale, qui prend ses quartiers d’hiver sur la Riviera. En 1907, Madame Ephrussi acquiert sept hectares de terrain sur la partie la plus étroite de l’isthme.

Un paquebot en partance La topographie de son nouvel Eden inspire déjà la baronne. Elle décide de concevoir le jardin principal comme le pont d’un paquebot. En effet, quel que soit l’endroit où l’on porte le regard, on voit la mer. Béatrice peut ainsi s’imaginer à bord du paquebot « Ile de France » et laisser remonter les souvenirs heureux d’une croisière à bord de ce navire. C’est décidé : la villa sera baptisée « Ile de France » ! L’excentrique baronne va même jusqu’à engager des figurants pour déambuler dans ses jardins, coiffés de bérets à pompon rouge !

Mise en place des Jeux d’Eaux Musicaux En 2003, les Jeux d’Eau Musicaux ont été mis en place dans les jardins de Villa. Au printemps 2008, ils ont été améliorés avec une extension réalisée grâce au parrainage de la Lyonnaise des Eaux. Le Grand Paon, la Valse, les Tulipes et autres jeux gyroscopiques offrent au visiteur un spectacle inoubliable et confèrent à ces jardins une magie supplémentaire. Une vraie féerie aquatique qui enchante tous les visiteurs.

Eléments remarquables

  • Arbres remarquables
  • Bassin et jeux d'eau
  • Oliviers pluri-centenaires
  • Roseraie
  • Statue

Visites

Ouverture : La Villa est ouverte tous les jours. février à juin 10h-18h, juillet et août 10h-19h, septembre et octobre 10h-18h, novembre à janvier en semaine 14h-18h / week-end et vacances scolaires 10h-18
Type de la visite : Libre
Durée de la visite :
Documents proposés : Audio-guide
Tarif : Adultes 14 € , Enfants de 7 -17 ans 11 € , Groupes 11 €

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